Le pouvoir des mots et une (toute petite) partie de mon univers

Saisonnier

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Poisson d'avril

On le reconnaît généralement à Pâques, nous sommes toutes et tous pécheurs.

On les reconnaît sur le Léman, ces autres pêcheurs, à l’accent circonflexe et… souvent vaudois.

Ils sont encore 72, du côté suisse. Tous absous de leurs fautes, même s’ils s’en prennent à la star du jour. Le… le…

Allez, je vous tends la perche…. Le…poisson.

J’espère que vous mordrez à l’hameçon. Ou, mieux, que vous avez déjà mordu.

Moi, curieux comme l’ablette, j’explore les eaux turquoise.

Le poisson, c’est un sujet délicat. Oui, délicat. Tout dépend du chef et de la manière qu’il a de l’apprêter, avant qu’il arrive dans votre assiette. Pour autant, qu’il soit à la carpe, bien sûr.

J’en ai palée avec mon amie, cheffe étoilée de son état. Elle propose de passer le poisson sur le grill. Ou alors de le placer sur les sandres. Puis de l’accompagner d’une simple pomme de terre, coupée en bondelles. 

Ce que d’aucuns, avant d’avoir goûté, lui re…brochet.

Chez Char…lotte, sans l’omble d’un doute, on mange super bien.

Qui plus est, on s’en paie une bonne tanche, quand on se retrouve, baudroie, au bar, avec, en fond sonore, un petit air de circonstance…

Genre, le 4ème mouvement du quintette en la majeur de Schubert. Plus précisément, l’air de la truite. Ou alors une chanson du poète ardéchois, Jean… Jean féra, naturellement.

Le pouvoir des mots 

J’aime les mots. J’aime leur pouvoir sans frontière, ouvrant tout grand les portes d’un pays de Cocagne, où l’imaginaire côtoie le réel, où la fiction l’emporte sur la réalité, où les heures semblent des minutes et les minutes, parfois, des heures.

Vous verrez rarement un mot s’engager dans un sens unique. Emprunter des chemins détournés, braver des sens interdits, c’est bien plus jouissif. Le mot, tel le caméléon, est capable de modifier sa couleur. Mots d’amour, mots d’humour, calembours, mots qui changent le monde, gros mot, grand mot, petit mot…

Dans mon univers, il y a foule. Derrière Raymond Devos, le jongleur de mots, campent Francis Cabrel, Georges Brassens, Grand Corps Malade, Fabrice Luchini, mais également Jean d’O, Joël Dicker, Amélie Nothomb, Katherine Pancol, Mélissa da Costa, Tatiana de Rosnay, Stephen King. Il y a, bien sûr, Michel Audiard, Pierre Desproges, ou, plus près de nous, Angélique Eggenschwiler, Nicolas Feuz, Marc Voltenauer.

Pour ne citer que ces quelques-un-e-s et passer comme chat sur braise sur l’héritage, que nous ont légué les classiques.


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